mercredi 10 février 2010

Aconcagua






















































































































































Aconcagua 2010














Je vous écris depuis l’autobus qui nous mène vers San Carlos De Bariloche. Au total, 17 heures de route (minimum) or, vous aurez 5 heures de texte à lire devant vous (histoire de faire les corrections nécessaires et trouver les mots qui déferlent aisément, mais avec l’autobus qui se trinballe d’un côté et de l’autre et toutes les bosses dans la route, il m’arrive de taper 4 touches en même temps...).














En fait, il n’y a pas tant à écrire. Hier, la journée était destinée, en très grande partie, à l’ascension du premier camp de base (nommé Confluencia)sur la plus haute montagne des Amériques. C’est une randonné assez éprouvante (quand on n’a pas l’habitude) mais pas aussi pire que j’anticipais. (9km)














Philippe n’est pas venu, il sait mieux que quiconque qu’il n’aurait jamais réussi à affranchir l’altitude à plus de 2000m sans sentir les effets néfastes que lui causent l’altitude, et l’entrée du parc se trouve à 2800m au départ. Sage décision de sa part. Ne riez pas, ce n’est pas évident pour tout le monde de grimper si haut.














Nous sommes donc partis, Élie, Nicolas et moi à 8 heures le matin et Élie a conduit jusqu’au Parc National de l’Aconcagua. J’ai déjà voyagé à travers des corridors de montagnes, du Nevada, du Utah, Banff et Jasper, Les Kootenays, les montagnes blanches du New Hampshire et les vertes du Vermont, les Adirondacks de la Gaspésie à L’État de New York. Ça, c’etait du petit lait. Bienvenus dans la cour des grands. À part les montagnes de l’Himalaya je crois que nous étions en train de serpenter quelques une des plus hautes montagnes du monde, du moins, une des plus imposantes chaînes de montagnes. Et que dire des couleurs... le soleil était encore au rendez-vous. Je crois qu’il nous suit car le seul temps où il a moindrement fait mauvais, c’est pendant le transit entre le Chile et l’Argentine, qui elle, n’a que du soleil à nous offrir depuis que nous sommes arrivés.














Retournons à nos moutons. Près de trois heures après avoir quitté Mendoza, nous nous sommes retrouvés au bureau des gardiens du parc. Je ne sais pas comment ils font pour travailler avec ces génératrices qui roulent tout le temps et l’odeur du kérosène qui en émane. Le temps de remplir toute la paperasse auprès des gardiens (qui était près de 10 minutes), j’ai senti mon déjeuner remonter tellement l’odeur était nauséabonde. Faire une rando pour le plaisir de faire une rando n’est pas la même chose dans la cour des grands. Il faut répondre à un questionnaire médical assez approfondi (voir si je me souviens de mon groupe sanguin), médicaments pris, conditions cardiaque, hospitalisation récente, stress, bref, la seule chose qu’ils ne demandent pas c’est la couleur des yeux.














Nous avons reçu nos permis. Prochaine étape, BEAUCOUP de crème solaire. Le soleil cogne et en 6 heures de rando, 3 couches n’auront pas suffit. Bref, que dire de plus à part que nous nous sommes rendus du point A au point B en 4 heures. Le grand vide entre les points A et B, justement, ne l’est pas. Ces 4 très longues heures ont servi à nous refermer sur nous même et de nous faire apprécier le moment présent. L’esprit, la tête, et le coeur se vident pour faire place à ce qui se présente à nous, ici et maintenant. J’ai fait le vide de tout pour pouvoir mieux faire le plein. Il serait trop facile de vous expliquer que le sol était très sablonneux sur le sentier et que plus haut nous montions, plus pesant le pas devenait. Au lieu d’y aller dans le détail, je laisserai parler les photos. Comme ça, j’aurai mille mots de moins à taper par photo. On était 9 ou 10 sur le sentier pendant toute la journée. Il n’y a pas plus précis comme sentiment que de se sentir seuls au monde, sous le soleil, au beau milieu de nul part, loin de toute civilisation, de technologie, de la notion du temps!














Le point B, c’était 3405 mètres de haut, 2 litres de sueur, et quelques sandwichs et bananes en moins. Épuisés mais heureux, je comprends la contagion de Nicolas qui veut toujours accomplir l’ascension d’une autre montagne. Comme nous n’étions qu’au premier camp de base, Nicolas a regretté ne pas pouvoir faire le sommet au bout de trois jours. On a lancé en l’air l’idée de revenir le faire pour vrai.... C’est avec une grande fierté qu’Élie et moi avons atteint notre but. Je n’ai eu aucun mal de tête et cela m’a apporté une grande assurance pour une autre rando en grande altitude. Faut-il avouer que j’ai eu une petite crainte aussi? Vive la pensée positive. Comme Philippe n’était avec nous qu’en esprit, nous avons écrit son nom avec des pierres sur la plus haute butte du premier camp de base. Même s’il n’était pas là physiquement, il a réussi a laisser sa trace sur l’Aconcagua ne serait-ce que pour le temps d’une photo. En fait, je crois que son nom y est encore.














Notre descente fût plus courte, comme il se doit, et nous commençiâmes à anticiper le retour. La réalisation m’a frappé à la mi-descente. Oui, j’ai versé quelques larmes, mais des larmes de bonheur total. Quand on est heureux et qu’il y a un trop plein, il faut que ça sorte. Pour beacoup d’entre vous, ça fait 5 ans que je vous agace avec mes histoires de Patagonie, de voir l’Aconcagua, de le monter et de le voir en personne. 5 ans que je prépare ce voyage, mentalement avec tous ces maux de tête, toute cette logistique de terre inconnue; de réserver des endroits où dormir, quoi voir, quoi boire et quoi faire. Avec 2 de mes meilleurs amis que j’aime, j’ai accompli quelque chose de grand qui m’a changé à tout jamais. Qui NOUS a changé, puisque nous étions les trois seuls personnes au monde, ne serait-ce que pour 6 petites heures.














Nous devions atteindre la cabine des gardiens avant 18h, ce que nous avons faits, à 5 minutes près. Tous nos membres étaient gonflés. Élie ne pouvait plus retirer sa bague, Nicolas avait remplit son plâtre à nouveau (il y fond depuis des semaines) et moi, mes genoux s’ennuyait de ma mère.... La météo sur la montagne peu toujours être imprévisible, nous avions fini par apporter trop de stock dans nos sacs. Les manches longues, les pantalons chauds, le manteaux, les tuques et les gants étaient certes de trop. Il a fait tellement chaud. Je vous le répète, à date, la météo nous gâte!














Après avoir pris nos dernières photos, nous avons traversé la route et à moins de 2 km, nous nous sommes arrêtés sur le bord le route pour voir le pont des incas “Puente Del Inca”. Cette formation naturelle de calcaire, avec les dépôts oxydés venant des fontes des montagnes ont donné cette couleur ochre et blanche à cette formation, et l’eau qui coulait en dessous a formé ce pont, une goutte à la fois. Un jour, lui non plus n’existera plus.














Notre retour à Mendoza était des plus idiots . On a rit tout le long de fatigue et après avoir marché toute la journée, l’esprit de bottine s’est manifesté. J’imagine que dans le folklore pre-colombien, la bottine n’existe par pour expliquer le fou rire qui peut survenir à tout moment. En chemin, nous avons vu un nuage d’une forme complètement sautée! Un gros champignon...comme si une bombe atomique était lachée sur Mendoza. Parfaitement irréel.














J’avais dit à Philippe de commencer à s’inquiéter si nous n’étions pas arrivés à l’apartement après 21h. Nous sommes entrés dans le seuil de la porte à 20h50. La douche était bien meritée, et surtout nécessaire. Les pieds étaient rouges comme la terre sur laquelle nous avions marché. Nicolas a fait du lavage de tous nos vêtements servis pour la rando et a même mis le portefeuille à Élie dans le lavage, blanchiment d’argent? , on ne le saura jamais!














Philippe nous a trouvé un des meilleurs restos (Azafran) de Mendoza qui était malheureusement fermé pour une réception privée. Il était juste à côté du Sr. Buqué, qui, l’avant veille, ne nous avait pas charmé. Nous sommes allés à côté - au DownTown qui était très bien. (Que ce soit le midi ou le soir, un repas par personne avec l’équivalent d’une demie bouteille de vin, ça revient toujours à 20$ toutes taxes et pourboire inclus). Même si la fatigue était omniprésente, Élie a eu un regain d’énergie (je ne sais pas d’où il sortait). Nicolas et moi étions claqués comme des moustiquaires dans un ouragan.

Bon, prochaine étape...? Seule l’aventure pourra le dire, mais il y le trekk vers le Mt. Fitz Roy quelque part dans notre avenir très proche

mardi 9 février 2010

Mendoza...Hic!










































































































Mendoza....Hic!















Aub.....aubergiste...hic....à boire!



Mendoza, c’est une ville vilticulturelle de 1 667 000 habitants épandue sur 148 827km carrés. Bon c’est clair qu’ils ont quand même aussi 14% des réserves nationales de pétrole (ce qui lui fait coûter que 0.75$ le litre; les autre productions principales sont les légumes, et le fruits.



Nous sommes partis avec un faux départ hier. On a fêté l’anniversaire de celui qui vous écrit en ce moment au champagne (à 3$ la bouteille, et oui, à ce prix là, il était tout de même très bon!) ce qui a pû ralentir les choses, d’autres d’entre nous voulaient se grouiller le popotin pour faire la location d’une voiture et faire des vignobles.



À midi, nous avons pû trouver toute l’information nécessaire pour faire notre randonnée sur l’Aconcagua, la route des vins, et louer une voiture pour 2 jours seulement. Louer un 4x4 était hors de question. 2614$ pour 2 semaines, en le laissant à El Calafate...non mais. L’Autobus était la meilleure option (encore une fois) et pour une fraction du prix (4% du prix...), par contre; 17 heures de route. On prendra notre mal en patience...



Partons pour la route des vins. Mon Dieu...il faut être complètement fou pour conduire une voiture ici. Il n’y a presque pas de feu de circulation et AUCUN STOP! Et beacoup trop de gens pressés. Le klaxon se fait aller très facilement ici. On dirait que les gens se reposent la main dessus, le temps d’un feu rouge et en une fraction de seconde, ils sont capables de nous jouer (avec 380 autres voitures), une symphonie cacophonique!



Avec l’aide de mes co-pilotes et mon ami le GPS au bras dans le plâtre – que j’ai affectueusement nommé le ”NB 1979”, nous sommes sortis de la ville sans égratignure aucune en moins de 10 minutes. Beaucoup de police sur la route, la climatisation à fond le tapis (il faisait déjà 33 degrés au gros soleil) et encore beaucoup de chiens errants. Oui, même sur les autoroutes, et pas toujours vivants. Premier arrêt, la petite ville de Maipù. Le temps de s’arrêter au bureau toursitique pour calmer nos ventres qui font des gazouillis et pour prendre quelques infos supplémentaires. Notre prochain arrêt, la bodéga de la famille Di Tomasso. On y mangera avant, en goûtant au vin de ce vignoble, et on fera le tour du vignoble par la suite.


3 mots. Dé. Li. Cieux.

On a mangé dehors, sur une table et ses chaises fabriquées en chène de baril recyclé. Ils ne font usage de leurs barils de chène QUE trois fois avant de le recycler en meubles. Philippe s’est fait un ami (un mignon petit chaton errant qui nous a bien fait rire. Il s’accrochait les 2 pattes griffées avants sur ses shorts et essayait de monter. Ses pattes arrières ne touchaient plus au sol. Précieux. Et l’expression de Philippe en agonie...c’était sans prix. Superbe repas de charcuterie locale, fromage, tapenade, olives, saucisson. Il y a beaucoup d’oliviers ici aussi mais personne n’a su nous dire pourquoi. Certains vont dire que ça coupe le vent froid des montagnes et empêche de geler les vignes, d’autres disent que c’est pour distraire les oiseaux des grappes de raisins.


Le tour s’est fait en anglais (avec un GROS accent espagnol). 15 pesos par personne, l’histoire du vignoble, et 4 dégustations. Élisabeth va prendre le volant est se proclame chauffeur designé, c’est mon anniversaire, j’en profite! Le temps d’acheter nos bouteilles préférées, on a le temps de faire un AUTRE vignoble qui ferme plus tard que 17h. On a trouvé le vignoble et bodéga Cecchin. Un vignoble complètement écolo qui n’utilise aucun produit chimique et qui composte son moût de raisin, et le travail se fait à la main et à la bèche. Ils n’utilisent pas de gros engin, mais ont opté pour le cheval. Et le vin y est bon! On a fait le tour en espagnol cette fois-ci. Beacoup mieux. Quelle belle langue.


De retour en ville, le traffic était 2 fois pire. Élisabeth se mérite un trophée pour avoir triomphé l’arrivée saine et sauve de ses 3 autres convives. Elle aura mérité son verre de vin! Nous avons acheté nos billets pour l’autobus de Mendoza à San Carlos de Bariloche et sommes revenus à l’apartement. Nicolas a eu la brillante idée de bouger le miroir du côté du passager vers l’interieur de la porte afin de passer plus serré mais n’a réussi qu’a l’arracher. Avec un peu de jeu, il a réussi à le remettre en place. Histoire qu’il tienne pour l’inspection au retour du véhicule! Bravo, Nico!


Une fois stationnés, le restaurant italien (!) - Le Montecantini - du quartier nous attendait. Encore une délicieux repas, je me reprends... beaucoup mieux que celui d’hier (qui a sûrement payé cher pour ce faire appeler un des meilleurs restos à Mendoza). “Sr. Buqué” n’est PAS un bon resto et il y a trop de touristes. Beurk. En plus, le vin était servi trop chaud.


La citation de la soirée “Donnes-lui un beau gros bec, Nick, pas un Malbec”.... On va blâmer les vignobles.















Photos sous-peu.On part pour l’Aconcagua dans 45 minutes. Philippe se désiste à la dernière minute. Il a un peu peur de ce que l’altitude lui fera comme effet physique et ne veut pas être notre boulet. Souhaiter nous de la bonne suerte!





























Olivier

lundi 8 février 2010

Passage des Andes










Mendoza, Argentine







Adios Chile!







Nous voilà arrivés à Mendoza sous un soleil splendide, la région vinicole la plus importante en Argentine, et une des plus importantes au monde. Il y a plus de 1000 vignobles dans les environs.




Nous sommes partis de Santiago ce matin avec la plus grande crainte. Je pensais que nous allions partir du mauvais endroit car acheter des billets par internet à minuit la veille quand le départ est à 7h30 le lendemain matin ça craint, et ça ne nous spécifiait pas d’où partait le bus. L’employé de la réception de l’hôtel à mis plusieurs minutes à trouver d’où partait le bus afin de nous aider le plus possible.







Je vous explique :




Le système d’autobus au Chili est FABULEUX. Je vous dit cela car nous sommes arrivés à Mendoza sains et saufs. Par contre, pour trouver des satanés billets pour s’y rendre était une autre paire de manches.




Il y a beaucoup de Terminus d’autobus qui partent de plusieurs endroits à Santiago. Il y a autant d’autobus que de kiosques qui vendent les billets d’autobus, mais aucun employé de kiosque qui était foutu de nous envoyer à l’endroit spécifique où on pouvait acheter nos billets.




Après avoir passé plus de 5 heures à chercher QUI pourrait nous vendre des billets, on a trouvé le kiosque (qui affichait complet le dimanche de notre départ – prochain départ, lundi soir seulement). Ayant des réservations pour le lundi après-midi on a paniqué un peu. On a regardé les avions (615$) quand je savais que l’autobus n’en coûtait que 20$. On va abréger l’histoire, Philippe s’est souvenu du nom de la compagnie d’autobus en un seul flash de mémoire, il a regardé en ligne et a trouvé 4 places. Voilà. Nicolas et moi courrions comme des poules sans tête afin de trouver des solutions, et surtoût les moins chers. (Pour Reine – de la l’économie des 595$).







Bien quel’autobus et ses odeurs de petits pieds me faisait douter de la qualité et du service, il était le plus confortable des autobus que j’ai pu prendre dans toute ma vie. De plus, nous avions chacun une rangée à nous seuls pour plus de confort (forcément, puisqu’il restait encore 37 billets à vendre…) Nous avions notre steward qui nous apportait café, biscuits, orangeade et sandwich. Je ne sais pas comment la compagnie de bus peut être rentable avec 20$ le billet….




Le voyage s’est bien déroulé, on a perdu une heure aux douanes afin de vérifier tout le monde et tous les bagages. On aurait pû entrer n’importe quoi en Argentine tellement la vérification se fait sottement.







Partant de Santiago, les Andes nous ont accueuillies les bras ouvert avec un soleil splendide. D’Ailleurs, quand ils ont allumé la climatisation dans le bus, c’est là que j’ai deviné qu’il devait faire chaud en titi à l’extérieur…et j’avais raison.




Nous avons roulé près de l’Aconcagua et longé la cordillère des Andes. WOW!




Si il y a beaucoup de neige sur la cime de l’Aconcagua et qu’il fait 33 degrés à Mendoza, c’est que la montagne doit être très haute. Eh bien oui, elle fait presque 7km de haut, soit 6959 mètres.







Nous avons trouvé l’adresse de notre superbe apartement après avoir après notre hôtesse, Silvia. Elle était d’une aide exceptionelle, l’apartement est situé en biais du parc de l’Indépendence. On se croîrait au Parc Lafonatine avec des marchands de toutes sortes. Une ambience d’enfer. Derrière ce peuple pauvre (en fait, en accord avec la situation financière du pays), se trouve des gens fiers, heureux malgré tout et d’une humeur contagieuse. Les argentins sont des gens beaux et d’une chaleur perpétuelle, à cause d’un soleil splendide…..?







La route des vins nous attend….

dimanche 7 février 2010

samedi 6 février 2010

Chile - Santiago! Renaca/Valparaiso


























































































































































Santiago














Après 8h25 de vol de Miami à Santiago (entassés comme des sardines..., un seul film pourri et un minimum de service sur American Airlines). Nicolas et Élie ont eu le privilège d’avoir 2 rangées entières pour s’allonger. Autant que le vol Montréal – Miami avait de l’espace pour les jambes, le vol Miami était serré.




Les premières impressions de Santiago; la chaleur, le soleil et le côté disparate d’une ville qui a de tout pour tous les goûts, qui a des allures hétéroclites. Les églises coloniales collées sur bidonvilles, maisons abandonnés à côté de certaines retappées, et sections propres et parcs luxuriants, trottoirs délabrés – je ne me suis jamais autant ennuyé des trottoirs montréalais auparavant-ça en dit long. Les autres impressions – mon Dieu qu’il y a du monde dans cette ville. J’ai beau croire que c’est l’été mais le monde qu’on croise dans les rues et dans les croisements de carrefour – aye! J’ai un certain velours amer à voir qu’il n’y a pas qu’à Montréal que les gens sont distraits (par les téléphones cellulaires, marchands de rue). A première vue, le peuple à l’air d’un peuple fier et assez heureux.





Nous avons marché énormément jusqu’au Mercado Central (pas besoin de le traduire) et on est jaloux. Les fraises à 40 cents le kilo, les gros oignons à 13 cents l’unité, les énormes nectarines à 3$ le kilo, les bottes de coriandre à 40 cents, c’est du jamais vu! Il y avait des chatons errants partout, quelques minous assis dans les choux, des chiens abandonnés...bonjour la rage à quatre pattes! On a mangé dans ce fameux marché central et on dirait que tous les restos s’appelaient Dondé Augusto (où est Auguste?)... eh bien, Auguste il était à la dernière ligne de la facture. Première et dernière fois qu’on se faisait avoir dans une attrape touristique.




Le métro est fameux, dans le sens que même s’il y fait chaud, on peut y ouvrir les fenêtres et y sentir (!) une petite brise, ne serait-ce que pour quelques stations! Propre, pas cher, silencieux, spacieux, efficace, le métro de Montréal à beaucoup à envier à celui-ci.




Le soir, après nos multiples Pisco-Sour apéritifs, on a mangé comme les locaux, soit, à 21h30. Un employé de l’hôtel nous a recommandé un resto typique de la région (Liguria), de cuisine chilienne (en majorité car la cuisine péruvienne a eu une grande influence ici aussi). Ils ont une carte de vins imposante, avec des cépages de la région, aussi imposants. Nous avons essayé (bien évidemment, les cépages méconnus tel le Carmenère) Alors une superbe bouteille de la région de l’Aconcagua et l’autre bouteille Le Petit Verdot, autre méconnu. Après la deuxième bouteille, Nicolas nous a librement donné la citation ennivrée du jour “Nous avons bus 2 bouteilles à 4, ce qui fait une chacun”. On blâmera la fatigue, ... et le décalage.....




Bonne nuit mes agneaux!






6 février – Plage à Valparaiso Vina del Mar – Élie est brûlée par le soleil. Nous sommes tous des homards. Nicolas et moi nous sommes égratignés les genoux jusqu’au sang (premier accident du parcours) mais pas trop de mal. Partons pour Mendoza, Argentine, dans 5 heures.... après avoir cherché des billets de bus pour le 5 dernières heures. Quelle perte de temps! Merci Philippe pour sa rare mémoire qui s’est allumée à la dernière minute! Et on se sauve 595$ dollars chacun. Nous y avons tous mis nos efforts.




jeudi 4 février 2010

Montréal ma belle

Montréal, ma belle, je te quitte.

Tu as l'air triste et froide. Une fois par année, tu as l'air malheureuse, malpropre, ton manque d’hygiène me lève le cœur, et c'est toujours au mois de février. Ne t’inquiètes pas, je ne pars pas longtemps. Je serai d’autant plus heureux de te voir à mon retour, c’est promis. Je pars….pour mieux revenir. Voilà. Je l’avoues.

Montréal, il y en a qui te traite de rebelle, de sale. Ce n'est pas de ta faute. Ça doit être à cause des bidons de lave-glace qui t'emparent, les bouteilles de plastique qui t’étouffent, gelées, dans la neige brune et salée, telles tes larmes hivernales.

Là où je vais, je vais te comparer, te comprendre mieux, te ressentir. Les autres, elles s’appellent Miami, Santiago, Mendoza, Buenos Aires, Calafate, Bariloche. Elles sont chaudes, accueillantes, belles mais ne seront pas comme toi seule peut l’être.
Au revoir, on se revoit dans 21 dodos.