jeudi 10 novembre 2011
Arches, deuxième partie.
L’avenue du Parc, ça vous dit quelque chose? Eh bien oui, habituellement, c’est la grande avenue luxueuse dans toutes les villes du monde, même les parcs nationaux ont droit à une avenue du Parc. Celle du Parc de Arches, elle n’est pas encore habitée. On n’y retrouve aucun building, aucun appartement de luxe, aucun magasin. Mais l’emplacement! C’est une question d’avoir tout simplement la plus belle rue.
En descendant l’avenue du Parc, nous sommes entourés par des pierres qui portent des noms qui leur sont propre, par rapport à leur forme. Nous avons par endroit la Reine Néfertiti avec sa tête couronnée, les trois commères, la cour... bref, un lieu de désolation mais aussi d’une grande beauté…justement, comme la femme Akhénaton (faites vos propres recherches).
Après l’avenue du Parc nous avons rejoint 22 autres personnes qui avaient acheté un billet pour entrer dans la « Fournaise Enflammée » avec un gardien (Ranger pour les connaisseurs) du Parc. Certainement moins difficile que la veille en faisant la « Boucle Primitive » mais d’un tout autre ordre de demande physique. Le Ranger nous a expliqué de long en large toutes les petites choses qui font que ce parc soit un TOUT. Depuis le sable qui s’est transformé en grès, mais qui s’effrite et redevient du sable. Les plantes yucca, les genévriers, les mini-chênes, et toutes autres plantes qui cherchent l’eau dans un désert où il ne tombe que 200ml d’eau par année. Le genévrier ose éteindre une partie de soi pour faire en sorte qu’une infime partie de lui-même continue à pousser ne serait-ce que pour conserver son énergie et son eau. Fascinant comme information. Nous avons grimpé ici et là, avons sauté par-dessus des canyons d’une profondeur de 10 m, et avons marché le longs des murs; on a joué au moutons sauvages! On a vu des arches qu’on ne voit pas autrement que d’entrer dans ce terrain privé (où il faut absolument avoir un permis pour entrer). La météo toujours aussi TOP qu’à notre arrivée à Moab, loin de la tempête de neige….
De retour à la voiture, nous avons pris le chemin pour « L’arche Délicate ». Une montée qui fait 4.8 km de long (aller-retour) et qui monte de 480 pieds (160m) en altitude. La randonnée en vaut le coût. Cette arche est l’emblème non-officiel de l’Utah. D’ailleurs, toutes les plaques d’immatriculation ornent cette arche. Cette arche est magnifique, sublime, superbe, extraordinaire, merveilleuse….rivez vos yeux vers les photos, moi, je suis à court de mots.
mardi 8 novembre 2011
Moab – le Parc National des Arches
Oui bon, ok, je n’ai pris que 360 photos en 8 heures, et puis? Je me montre généreux en vous offrant quelques photos que je qualifie de « bouche-béisme ».
Nous sommes partis de l’hôtel après un copieux petit déj (avec 4 français à la table d’à côté) à 7h30 et avons opté faire la randonnée la plus difficile, loin et ardue.
Depuis le stationnement, une randonnée de 11,2 km s’impose. En route, on peut voir l’arche Landscape (paysage), Le Double O Arch (l’arche double « O », le rocher Black Angel (l’ange noir), le Devil’s Garden (le jardin du diable) et on revient par la boucle dite « primitive » qui requiert une certaine flexibilité mobile et une force physique sans équivaut. Bien sûr, il y a des arches cachées qui valent la peine d’être vues. Avec tout ça, on a du faire 15km de marche aujourd’hui, tout au plus. Évidemment, le temps de sortir du parc, on a subitement eu l’envie de faire d’autres photos. Je blague, Philippe voulait retourner à l’hôtel à tout prix, il ne voulait rien savoir de faire d’autres photos, à part la plus drôle de toute, celle où je tiens le rocher qui balance derrière ma tête. Trop drôle. En parlant de drôle, j’ai pris la photo d’un rocher en forme de tortue…qui pète. Superbe!
Nous avons pris la route du retour quand une visite au seul vignoble de l’état s’est imposée. Bizarre de trouver un vignoble dans un état Mormon où l’alcool est mal vu, mais, les gens sont de plus en plus tolérants et les magasins de vin et alcool se font plus fréquents. Enfin, une évolution naturelle dans ce pays.
Je vous laisse sur ces images. Demain, la fournaise de feu avec un guide du parc. Au dodo mes touts petits, Papa est mort de fatigue. (C’est faux, il est en train de déguster un Gewurtstraminer du vignoble Castle Creek. Pas mal bon.)
lundi 7 novembre 2011
De Bryce à Moab- non merci, la neige.
Direction Moab. 4h de conduite stressante. En fait, 3h30 car la dernière demi-heure nous guidait au (presque) soleil de Moab. Au moins, nous sommes loin de la neige.
Je vous en raconterai beaucoup plus demain car aujourd’hui, à part marcher quelque coins de rues pour voir que presque toutes les boutiques sont fermées en cette saison presqu’hivernale, il n’y avait pas grand chose à voir. J’ai réussi à prendre de belles photos tout de même depuis Bryce sous la neige...
dimanche 6 novembre 2011
De Las Vegas au Canyon Bryce
Las Vegas? Que dire, à part que ça m’a l’air tout faux. Un insignifiant oasis superficiel et anodin au beau milieu d’un superbe désert entouré des montagnes Sierra Nevada (qui veut dire montagnes enneigées en espagnol) à l’ouest dans le désert Mojave, et au nord, les montagnes La Sal de l’Utah . On est souvent impressionnés en voyant les palmiers longer les couloirs de l’aéroport. Cet aéroport est IMMENSE. Il faut prendre un train pour récupérer ses bagages, et ensuite, il faut faire un tour de bus gratuit pendant 10 minutes pour louer sa voiture. Toutes les compagnies de location d’auto sont localisées au même endroit. Génial, non? Ma première question à la préposée…
- Y-a-t-il des pneus d’hiver sur la voiture?
-Vous allez où?
-Dans l’état de l’Utah, à Cedar City.
-Vous savez qu’il a neigé hier?
-Oui, c’est pour cela ma question. Ce n’était pas à simple titre informatif!
- Je vous conseille de louer une voiture à 4 roues motrices. C’est 12$ de plus par jour.
- Bon, petit prix à payer pour ne pas terminer mes jours dans le décor. Et puis je ne sais pas comment les américains conduisent pendant l’hiver..alors…
Départ de la location, direction MAGASINAGE!!!! Un stop dans les centres à prix réduits (Outlets), premier arrêt chez Nike. Tiens, 2ième arrêt, au magasin de vin, et 3ième arrêt, le magasin REI (équipement de récréation). Il nous faudra s’habiller chaudement pour affronter ce froid qui nous guette.
Départ, donc, pour la Vallée du Feu au nord du Nevada. Wow! Voir photos. Je m’abstiens de tout commentaire. Voyez pour vous-mêmes. La richesse des couleurs et l’enchantement des contrastes.
La seule chose que je déplore, c’est l’état dans lequel les indiens laissent leur territoire. C’est navrant de le voir aussi dégueulasse. Ils sont forts avec les feux d’artifices mais ne ramassent rien. Que diraient-ils si on leur faisait le coup sur leurs territoires sacrés? Des bouteilles jetées de leur camion, directement sur le bord des routes. C’était pareil il y a 5 ans, lors de notre dernier voyage ici. Les choses ne changent pas vite. On a acheté du « jerk ». Un bœuf tranché finement, séché selon la méthode indienne pour sa conservation, fumé pour lui ajouter du goût. C’est pas mal. Faute de protéines, faut bien manger quelque chose, on mange tellement mal ici…
Après la Vallée du feu, en route pour l’état de l’Utah. Les montagnes sont roses au coucher de soleil. Quel merveilleux spectacle. Malheureusement, j’avais trop de route à faire et Philippe cognait des clous à côté de moi dans le Jeep, nous n’avons pas pu prendre de photos.
Nous sommes arrivés à Brian Head, à 2965m de hauteur. C’est un superbe hôtel, dans un village qui est fort reconnu pour son ski. Et comme il n’y a pas assez de neige et que c’est la saison morte, les tarifs étaient TRÈS abordables. Superbe chambre avec bain tourbillon (qui nous est défendu d’utiliser entre 22h et 8h pour ne pas déranger les voisins). On a posé les bagages et sommes allés manger au resto de l’hôtel. Portions américaines garanties. Le repas nous a coûté autant que la chambre. Frissons. J’ai canté à table, comme mon verre de vin, incapable de finir, trop endormi. Après 22h debout, on n’a pas eu besoin d’une berceuse. La tête posée sur l’oreiller, mon repos fût bref car les chaleurs m’ont réveillé. J’avais pourtant éteint le feu de foyer dans la chambre, allumé le plafonnier et il faisait relativement frais, mais avec les super-édredons, incapable de dormir. J’ai bu de l’eau comme je n’en ai jamais bu et toujours aussi chaud. Mal de tête (pas mal de bloc, car 1 seul verre de vin au repas), 2 cachets et je croyais le tour joué. Non. Mal de l’altitude. C’est la première fois que ça m’arrive. Perte d’appétit, mal à la tête, déshydratation, souffle court. Bref, il me faut m’acclimater. Philippe a subi le même sort. Paraît qu’on a un accent quand on parle anglais….c’est bien la première fois qu’on me dit ça.
Aujourd’hui, grosse conduite dans un ciel ennuagé, les cimes couvertes de nuages de neige et arrivés à Bryce Canyon pour les 3 prochains jours. Malheureusement, la température ne nous souhaite pas la bienvenue. Il fait gris, il neige à profusion. Bref, très différent de Las Vegas…
Nous avons mangé dans un resto rempli de français. On se serait crus à New York en plein mois d’août. Non mais, c’est vrai….
Nous sommes au Best Western Grand Lodge et avons décidé d’y résider 3 jours. Parait qu’il va faire beau mardi, or on ira explorer le canyon aux couleurs d’enfer. Voyez les photos et imaginez le soleil en arrière plan, vous y verrez une différence!
Allez, au dodo.
vendredi 26 février 2010
BA- le départ - et le pénible retour






Un de mes amis “Facebook” m’a souhaité un très long retour (c’est clair, à force de me vanter du beau temps pendant trois semaines) et son vœu s’est réalisé.
La route vers l’aéroport d’Ezeiza, à Buenos Aires, était d’une sombre réalité. La section « craignos » que nous avons croisée le soir d’avant en cherchant notre milonga n’était rien à côté de ce décor triste et sale qui nous attendait. Parallèlement, la semaine dernière, il y avait des inondations dans le nord de la ville de Buenos Aires qu’on avait du mal à croire puisqu’il faisait beau à notre arrivée. Par contre, il reste encore beaucoup d’eau le long de l’autoroute, des 2 côtés. C’est comme s’il y avait des rivières avec des arbres en plein milieu, c’en est assez bizarre et triste. Et au milieu de tout ça, dans les taudis des voisins qui cohabitent le quartier, on trouve des énormes feux près de ces mêmes autoroutes pour le partage du feu de la parilla, l’heure du souper venue. Il y un côté convivial de communauté, même dans la pauvreté.
En arrivant à l’aéroport d’Ezeiza hier, à notre grande surprise, le vol était annulé. Tout bonnement, comme ça. (il est sûrement tombé 1cm de neige à New York – c’est habituellement assez de neige pour tout annuler) Et pour les employés d’American Airlines en Argentine…. « ay no problema! »…. Donc, premier changement d’itinéraire de la journée. On a eu le choix de voler le lendemain, samedi (sans qu’American Airlines nous paient la nuit) arrivant le dimanche matin. Ou - celui que nous avons choisi, partir vendredi soir pour Washington (au lieu de New York), arriver à Washington à 6h30, attendre de partir pour Chicago à 12h28 pour enfin arriver à Montréal à 17h40. Un itinéraire digne d’un voyage en Australie. C’est fou!
Je vous écris donc depuis Washington. Tristement, mais encore sous la bonne étoile, nous apprenons le triste tremblement de terre (8.8 sur l’échelle Richter) et le tsunami au Chili. Terre qui nous a accueillie il y a 3 semaines (à peine). Notre cœur va aux Chiliens. Le compte est à 122 morts en ce moment (80 selon une autre chaîne télé). Et on annonce un avertissement de Tsunami pour Hawaii. C’est dans des circonstances comme celles-ci qu’on a hâte de remettre les pieds sur le sol québécois, enneigé ou non.
Bonne nouvelle du jour, nous avons pu changer notre vol Washington – Chicago, pour un vol direct Washington – Montréal, et ce, à midi, donc à Montréal à 13h35, soit, 4 heures d’avance. De plus, l’avion est à moitié plein. Ça tombe bien, je crois que nous avons tous besoin d’une douche… être pris (et écrasé) entre deux personnes dans l’avion, rangée du milieu, ce n’est pas la meilleure des sensations.
Je suis un peu traumatisé par la neige que je vois dehors et n’anticipe pas ce qui nous attend à Montréal. On devra pelleter l’auto d’Élie, quitte à sortir la souffleuse. Dire qu’il y a deux jours, j’étais en maillot de bain et en sandales…
Fait burlesque : Les magasins de souliers à Buenos Aires agissent comme du papier à mouche pour femmes. En marchant autour de la plus belle rue de Buenos Aires (la rue de la Plaza Mayo, entre autres), on suivait beaucoup de dames qui arrêtaient systématiquement devant TOUS les magasins de chaussures. Nous, en suivant derrière, sommes arrivés de très près à rentrer dedans à chaque fois qu’on passait un tel magasin. Ne soyez pas insultées, mesdames, on s’est dit la même chose des hommes qui recevaient un texto sur leur téléphone. Ils s’arrêtaient en plein milieu du trottoir pour lire leur message, comme si c’était la dernière chose qu’ils allaient lire ou si c’était une réponse de Dieu. Ajoutez à cela, des kiosques sur les trottoirs (à tous les coins de rue) et vous avez la recette d’un effet d’entonnoir.
L’autre jour, j’ai cru remarqué que je trébuchais beaucoup sur les trottoirs. Forcément, ils sont tous troués (mais j’ai l’habitude de trébucher sur une surface plane de toute manière..). La métaphore du jour… « les trottoirs, en été à Buenos Aires, sont plus dangereux que les trottoirs en hiver, à Montréal ». Et ça en dit beaucoup. Or, un jour je m’apprêtais à demander à Philippe pourquoi beaucoup de portenos (gens qui habitent Buenos Aires) boitent beaucoup quand j’ai tout de suite eu ma réponse sans même avoir à terminer la question. J’ai foutu le pied dans un trou et vlan… fous le camp.
Avec toute la fumée de cigarette, de diesel et d’huile brulée, en passant par le charbon de bois des parillas, que nous avons inhalés, je suis en manque de ma dose quotidienne de pollution, cependant pas de bruit, car 10 heures de vol suffit pour vous donner une dose journalière assez complète de décibels. Ça a remplacé le bruit des klaxons.
Par contre, Buenos Aires, il n’y a pas que les trous, les fumeurs, et les magasins de chaussures…il y a les superbes vitrines invitantes, il y a les promenades touchantes de grand-mères et petites filles (j’ai perdu le compte). C’est cette tradition de famille si proche et si reconnue des latinos, ce rituel de passer du temps avec ses petits-enfants, de savourer le moment.
Il y a aussi toutes ces vieilles voitures qui roulent encore !Les Ladas et autres dont je ne me souviens même plus tellement elles sont plus vieilles que mon existence….et étonnamment l’influence française est toujours restée; on voit des Citroën, des Renault, et des Peugeot. Il y a plein de concessionnaires sur la rue Libertador. Buenos, c’est aussi le tango, (pas autant les spectacles pour touristes seulement) pour les gens qui vivent dans la ville dans les milongas. C’est les petits cafés à tous les coins de rue. C’est le dulce de leche sur les danoises le matin. C’est le soleil, le vent sec et frais du matin et le pas pesant des portenos. Pas de stress, vraiment pas.
Nous sommes arrivés à changer notre vol pour un vol direct Washington – Montréal à 11 :57 sur United Airlines. Ça sent les valises qui vont se perdre en chemin… On sauvera ainsi, 4h30 de vol. Après avoir atterrit à Washington, nous devions mettre nos bagages sur le tapis pour le prochain vol. (Chicago) On a dit à Nick et Élie que les valises suivraient, et on a dit à Philippe que les valises sont parties avec American Airlines. Bon, on verra. J’ai vu des tas de clients à l’hôtel venir sans bagages, et systématiquement, avec United, on perd tout.
Voilà, arrivés à Montréal (sans valises). En fait, nous étions 7 ou 8 sans bagages. Au moins on a pu prendre un seul taxi à 4 et revenir à la maison. Partout où on allait en Argentine, il a fallu prendre 2 taxis parce que leurs voitures étaient trop petites pour toutes les valises et ils ne voulaient rien savoir de commander un plus gros taxi! (au moins à Buenos, on a fait la demande pour une Berlingo de Citroën, tout est entré à merveille).
Je m’attendais à déneiger pendant 4 heures mais il n’est rien tombé à Montréal. Oui, il reste un peu de neige, mais sans plus.
Bon allez, mes petits, c’est l’heure de la douche et du dodo!
Bonne lecture.